Espace Apicole de l'Ain
  Le Calendrier de la Ruche
 
Janvier · Nous déplacerons les ruches qui doivent l’être.
· Le démontage des cires à recycler ou classement des cadres à porter dans un centre de nettoyage,
· le rangement des cadres vides, bricolage des cadres et des ruches,
· protection contre les oiseaux et autres prédateurs,
· des visites de surveillance au rucher... vérifier les trous de vol.
· Pendant nos longues soirées d’hiver, lecture apicole et mise à jour du fichier,
· et faire le bilan de l’année écoulée.

Février Vers la mi-février, sauf certaines années aux hivers très froids, la reine reprend sa ponte.
Nous deviendrons plus attentifs :

· nous surveillerons les rentrées de pollen,
· nous comparerons l’intensité du travail d’une ruche par rapport à l’autre en apprenant à lire ce qui se passe dans la ruche par l’activité au trou de vol,
· nous vérifierons si le cadre témoin se vide de la nourriture qui le garnit.
· nous écarterons les problèmes de famine en apportant un complément de
nourriture solide (candi) placé au trou du nourrisseur ou un pot de miel solide de notre dernière récolte.
· nous regarnirons nos cadres,
· nous planterons des mellifères.
Floraison : perce-neige - aulne blanc - saule marsault - noisetier - coudrier - bruyère des rocailles.
Mars Une visite préliminaire pourra avoir lieu :

· sans découvrir nos ruches, nous procéderons à un nettoyage des plateaux. Dans un rucher standardisé, le travail est facile, un plateau propre sera placé sous la première ruche. Le plateau sale sera enlevé. Celui-ci sera passé sous la flamme d’un chalumeau, gratté, lavé dans une solution désinfectante (eau javellisée) et séché au chalumeau pour ensuite être placé sous la seconde ruche et ainsi de suite...

· En fin de mois, après quelques jours de beau temps consécutifs (13°C pendant 3 jours) nous pourrons ouvrir en faisant lisser le couvre cadre sans découvrir le couvain et ainsi évaluer le contenu de la ruche.

· pendant cette première ouverture, nous grifferons la nourriture restante dans les cadres de rives et approcherons ceux-ci du couvain,

· nous évaluerons le nombre de cadres occupés par le couvain et noterons nos appréciations sur des fiches que nous attacherons à l’arrière de la ruche,

· nous pèserons les ruches sur balance.

· Une stimulation est possible si le temps le permet,

· Les cadres de nourriture restante seront griffés, aspergés d’eau et placés dans une ruche vide coiffée de son toit mais sans plateau, posée sur un support aéré à quelques 4 ou 5 mètres du rucher. Les butineuses viendront lécher cette nourriture en passant sous la ruche. Pour ne créer aucun pillage, cette technique ne peut être employée qu’au printemps. Deux jours après, ces cadres seront rentrés dans la réserve ou recyclés.
Si le temps nous permet d’introduire des nouveaux cadres dans la ruche:

· Les premières cires introduites seront des cires aux cellules étirées (sauf si on n’en possède pas), celle-ci seront placées en rive du couvain, la reine pourra y pondre immédiatement et ainsi agrandir le nid. Certaines ruches fortes en prendront deux alors que d’autres se contenteront d’abord d’un seul cadre.

Les moins fortes recevrons un cadre de pain d’abeille après le recul des partitions.

Placer des abreuvoirs d’eau (modèle abreuvoir pour poulailler : seau en matière plastique avec couvercle gouttière que l’on retourne lorsqu’il est plein).

Si le temps nous permet d’introduire des nouveaux cadres dans la ruche:

· Les premières cires introduites seront des cires aux cellules étirées (sauf si on n’en possède pas), celle-ci seront placées en rive du couvain, la reine pourra y pondre immédiatement et ainsi agrandir le nid. Certaines ruches fortes en prendront deux alors que d’autres se contenteront d’abord d’un seul cadre.

Les moins fortes recevrons un cadre de pain d’abeille après le recul des partitions.

Placer des abreuvoirs d’eau (modèle abreuvoir pour poulailler : seau en matière plastique avec couvercle gouttière que l’on retourne lorsqu’il est plein).

· par une belle journée, nous soulèverons les grilles pontées des entrées de ruche et les replacerons le soir venu (pour faciliter le vol de propreté).

· par une belle journée, nous soulèverons les grilles pontées des entrées de ruche et les replacerons le soir venu (pour faciliter le vol de propreté).
Floraison : Aulne, saule des vanniers, peuplier, cornouiller mâle, forsythia, aucuba, orme, saule cendré, mahonia (faux houx).
Avril · Une appréciation de la population guidera la fréquence des interventions.
Il est impératif d’avoir un nombre d’abeilles dans la ruche qui couvre le couvain + 2 cires doubles faces en rives, de façon telle que l’introduction de nouveaux cadres ne refroidisse pas le couvain.

· Dès que ces cadres seront occupés par la ponte de la reine et contiendront une réserve de pollen, des cires à bâtir pourront alors être introduites de la même façon que précédemment.

· S’il fait très beau, nous réunirons les colonies moins fortes aux colonies fortes si ces réunions n’ont pas été faites en fin de saison de l’année précédente (mieux vaut avoir 5 colonies en bonnes conditions que 10 à la traine)

· Sur certaines colonies, plus fortes, en fin de mois et par très beau temps, une hausse pourra être placée dès que la population occupe toutes les ruelles «intercadres» et que le couvain s’étend jusqu’aux rives moins deux cadres.
N’oublions pas que la pose d’une hausse sur une ruche 10 cadres équivaut à l’introduction d’une valeur de 5 cadres en une fois. Si le nombre de jeunes abeilles n’est pas capable de maintenir la température de 33°C dans la ruche, bon nombre de butineuses resteront pour assurer cette chaleur et la hausse tardera à se remplir, faute de butin !...

· Faire bâtir des cires gaufrée lutte contre l’essaimage.
Floraison : doronie à feuilles de plantain, futillaire, pissenlit, érable cycomore, bouleau, griotier, frêne, noyer, prunier, merisier, saule fragile et rampant, argousier, prunelier, groseillier épineux.
Mai Le mois de mai est le mois des essaimages. Pour réduire ceux-ci au maximum, il faut veiller à donner du travail aux cirières et de la surface de ponte à la reine.

· Nous pouvons, si la force de la colonie le permet, introduire par très beau temps, une cire gaufrée au sein même du couvain lorsque la colonie est assez populeuse pour assurer le maintient de la température malgré cette introduction.

Malgré toute notre vigilance, certaines colonies essaimeront, l’essaimage est pour la colonie d’abeilles, la façon naturelle de se reproduire. Mais un essaimage se prépare et l’apiculteur attentif surveillera ses colonies et interviendra à temps.

· Une visite de la ruche essaimeuse s’impose. Une intervention immédiate et une surveillance accrue de l’élevage permettra le renouvellement des reines anciennes par de jeunes reines ou une récolte de gelée royale.

· Une récolte de miel de printemps pourra remplir de bonheur et récompenser tout apiculteur du travail qu’il a apporté au rucher.

· Si l’on choisit de ne faire qu’une seule récolte, une deuxième hausse sera glissée sous la première dès que celle-ci sera operculée de moitié. La décision de ne faire qu’une seule récolte ne peut être prise que lorsque l’on est certain de ne pas avoir de colza dans la région.

· Poser des hausses,

· Préparer les ruchettes d’élevage,

· Renforcer les colonies retardataires en apportant un cadre de couvain prélevé sur colonie très forte. Équilibrer ainsi les colonies pour les rendre de force égale.

· Poser des pièges à pollen à la fin du mois sur les colonies qui ont déjà une réserve suffisante. Ne pas les laisser plus de 4 ou 5 jours sur la même ruche.

Récolter ce pollen tous les jours.

A la maison: séchage journalier de la récolte de pollen ou congélation de celui-ci.

· Conditionner la récolte de printemps.

Veillez à ce que les abeilles ne puissent sortir par aucune autre ouverture que les trous de vol. Les éléments d’une ruche doivent être bien placés et ne former qu’un seul bloc.
Floraison : trèfle, moutarde des champs, sauge des près (sylvia), valériane, marronnier d’inde, hêtre, pin, épicéa, boudaine, framboisier, ronce, érable, néflier, pommier, cytise, frêne, genêt, robinier (faux acacia), buisson ardent (pyracantha), seringa, chèvrefeuille, houx, glycine, viorne, airelle, myrtille, cotonéaster, buis, sorbier, chêne rouge, platane.
Juin Le mois de mai est le mois des essaimages. Pour réduire ceux-ci au maximum, il faut veiller à donner du travail aux cirières et de la surface de ponte à la reine.